Google My Business, aujourd’hui appelé « fiche d’établissement Google » (Google Business Profile), est la fiche gratuite qui affiche votre entreprise sur Google Maps et dans les résultats locaux : nom, adresse, horaires, téléphone, photos et avis. Pour une PME suisse, c’est souvent la première chose qu’un client voit, avant même votre site. Ce guide explique comment elle fonctionne, comment Google la classe et quoi faire, dans l’ordre.
Qu’est-ce que Google My Business ?
Google My Business était le nom de l’outil qui permettait de gérer sa fiche d’entreprise sur Google. Google l’a renommé « Google Business Profile », en français « fiche d’établissement Google ». Le principe n’a pas changé : une fiche par établissement, qui apparaît quand quelqu’un cherche votre nom ou votre métier près de chez lui.
La gestion se fait désormais directement dans Google Search et Google Maps : connecté avec le bon compte, vous tapez le nom de votre entreprise et les outils de modification s’affichent au-dessus des résultats. Le détail est dans notre article Google My Business login.
Ce que contient une fiche
- Le nom de l’entreprise, tel qu’il figure sur votre enseigne
- Une catégorie principale et jusqu’à 9 catégories secondaires
- L’adresse, ou une zone desservie si vous vous déplacez chez les clients
- Les horaires, y compris les horaires exceptionnels (jours fériés, vacances)
- Le téléphone, le site web et un lien de prise de rendez-vous
- Une description de 750 caractères au maximum
- Les prestations et produits
- Les photos, les avis clients et vos réponses
- Des attributs : moyens de paiement, accessibilité, langues parlées
Pourquoi la fiche compte autant pour une PME suisse
Quand quelqu’un cherche « garage Bulle », « coiffeur Lausanne » ou « électricien Sion », Google affiche une carte et quelques entreprises avant les résultats classiques. C’est le « pack local ». Sur un téléphone, il occupe tout le premier écran. Les entreprises qui y figurent reçoivent les appels, les demandes d’itinéraire et les visites ; les autres restent invisibles pour ce client-là.
La fiche fait aussi office de vitrine : le client compare les notes, lit les avis, regarde les photos et appelle, souvent sans jamais ouvrir votre site. Une fiche incomplète ou mal notée perd ce client au profit du concurrent juste au-dessus.
Vous ne savez pas qui Google montre avant vous ? Le check gratuit le mesure en une minute sur votre métier et votre ville, avec les concurrents nommés.
Combien coûte Google My Business ?
Rien. Google indique qu’il est gratuit d’ajouter ou de revendiquer sa fiche. Ce qui coûte, c’est le temps : bien la remplir au départ, puis la faire vivre chaque semaine. Méfiez-vous des appels qui prétendent venir de Google et demandent un paiement pour « activer » ou « protéger » votre fiche. Nous détaillons les vrais coûts dans Google My Business est-il gratuit ?.
Comment Google classe les fiches
Google décrit lui-même trois critères de classement local. Les comprendre évite de perdre du temps sur ce qui ne compte pas.
| Critère | Ce que Google regarde | Ce que vous contrôlez |
|---|---|---|
| Pertinence | La fiche correspond-elle à ce que le client cherche ? | Catégories, description, prestations, informations complètes |
| Distance | Où se trouve le client par rapport à vous | Presque rien : une adresse ou une zone desservie exacte |
| Notoriété | À quel point l’entreprise est connue et appréciée | Nombre et note des avis, réponses, photos, cohérence sur le web |
Google précise aussi qu’il est impossible de payer pour un meilleur classement local. Les annonces Google Ads peuvent apparaître au-dessus du pack, avec la mention « Sponsorisé », mais elles ne font pas monter la fiche elle-même. Le travail se fait donc sur la fiche, ce que nous détaillons dans référencement Google Maps.
Les 8 éléments qui pèsent le plus
- La catégorie principale : la plus précise qui vous décrit (« couvreur » plutôt que « entreprise de construction »).
- Les catégories secondaires : seulement celles qui correspondent à un vrai service.
- Les avis : un flux régulier de vrais clients, pas seulement un total.
- Les réponses aux avis, positifs comme négatifs.
- Les photos réelles, ajoutées régulièrement : équipe, locaux, véhicules, travaux.
- Les horaires complets, horaires exceptionnels compris.
- La description et les prestations : ce que vous faites, pour qui, où.
- Les mêmes nom, adresse et téléphone partout : votre site, local.ch, search.ch, Apple Plans, Bing.
La check-list complète, champ par champ, est dans optimiser sa fiche Google My Business.
Créer, revendiquer ou reprendre une fiche
Trois situations se présentent. Votre fiche n’existe pas : vous la créez et la validez. Elle existe mais personne ne la gère (Google l’a créée à partir de données publiques, ou un client l’a ajoutée) : vous la revendiquez. Elle est gérée par un ancien employé ou une ancienne agence : vous demandez l’accès ou la propriété depuis la fiche. Les étapes sont dans créer une fiche Google My Business.
Les erreurs fréquentes en Suisse
- Une fiche jamais revendiquée, que n’importe qui peut proposer de modifier.
- Une seule catégorie trop large, qui fait disparaître la fiche des recherches précises.
- Le nom complété de mots-clés (« Garage Dupont Réparation Auto Bulle ») : contraire aux règles de Google, qui peut suspendre la fiche.
- Des horaires absents, ou faux pendant les fêtes et les vacances d’été.
- Des avis sans réponse depuis des mois.
- Une ancienne adresse ou un ancien numéro encore visibles sur local.ch ou search.ch.
- Deux fiches pour la même entreprise, souvent après un déménagement.
Les avis : le levier le plus visible
Le nombre d’avis, la note et leur fraîcheur sont les premiers chiffres que le client compare. Google autorise à demander des avis à ses clients, mais interdit de les récompenser ou de ne solliciter que les clients satisfaits. Notre méthode pour en obtenir régulièrement est dans avis Google : comment en obtenir plus, et les modèles de réponse dans répondre aux avis Google.
La spécificité suisse : langues et annuaires
En Suisse, un même client peut chercher en français, en allemand ou en italien selon la région, et local.ch et search.ch restent très consultés. Une fiche qui fonctionne bien décrit les prestations dans la langue de la clientèle locale et affiche exactement les mêmes coordonnées que les annuaires. Nous y consacrons un article : SEO local en Suisse.
Par où commencer, dans l’ordre
- Vérifiez que vous avez accès à votre fiche, avec un compte Google de l’entreprise.
- Mesurez votre position sur la recherche qui compte : votre métier et votre ville.
- Regardez les trois entreprises affichées avant vous : avis, note, photos, horaires.
- Corrigez d’abord la catégorie, les horaires et la description.
- Mettez en place la demande d’avis après chaque client.
- Alignez vos coordonnées sur local.ch, search.ch, Apple Plans et Bing.
- Ajoutez des photos chaque semaine et répondez à chaque avis.
Faire tout cela soi-même prend du temps : comptez environ 15 à 20 heures pour une mise en place sérieuse, puis 1 à 2 heures par semaine (notre estimation). Le guide détaillé reprend chaque point pas à pas.
Lire les statistiques de sa fiche
Dans la section « Performances » de la fiche, Google montre combien de personnes ont vu votre fiche, comment elles l’ont trouvée et ce qu’elles ont fait ensuite. Ce sont les chiffres à suivre chaque mois.
| Indicateur | Ce qu’il dit | Ce qu’il faut en faire |
|---|---|---|
| Recherches | Les mots tapés pour vous trouver | Vérifier que votre métier apparaît, pas seulement votre nom |
| Vues (Recherche et Maps) | Combien de fois la fiche s’est affichée | Comparer d’un mois à l’autre, à saison égale |
| Appels | Clics sur le bouton d’appel | L’indicateur le plus proche du chiffre d’affaires |
| Itinéraires | Demandes de trajet vers vous | Essentiel pour un commerce ou un garage |
| Clics vers le site | Visites de votre site depuis la fiche | Vérifier que le site répond aux questions |
Si les recherches ne contiennent presque que votre nom, Google ne vous montre pas encore sur votre métier : c’est le signe d’un problème de catégorie ou de notoriété.
Un exemple concret (illustration)
Prenons un garage fictif à Bulle. Sur « garage Bulle », il apparaît en 7e position. Les trois premiers ont entre 90 et 250 avis, une note de 4,6 à 4,8 et plus de 50 photos ; lui a 14 avis, une note de 4,3, 5 photos, et sa catégorie principale est « concessionnaire automobile » alors qu’il fait surtout de la réparation.
- Catégorie principale corrigée en « garage automobile », secondaires « carrossier » et « magasin de pneus ».
- Description réécrite : réparation toutes marques, expertise, pneus, à Bulle et en Gruyère.
- 30 photos réelles : atelier, équipe, véhicule de dépannage.
- Un SMS de demande d’avis envoyé à chaque client à la remise du véhicule.
- Coordonnées alignées sur local.ch et search.ch.
Ce qui change en premier, c’est la pertinence (la catégorie). L’écart de notoriété, lui, se comble avis après avis, sur des mois. Aucun résultat n’est garanti, mais l’écart devient mesurable et se réduit.
Fiche Google et site web : les deux comptent
La fiche est souvent le premier contact, mais beaucoup de clients cliquent ensuite sur « Site web » pour vérifier vos prestations, vos prix ou vos références. Un site clair, qui reprend les mêmes coordonnées et nomme votre métier et votre ville, renforce la fiche aux yeux de Google comme du client.
Questions fréquentes
Google My Business et fiche d’établissement Google, c’est la même chose ?
Oui. Google a renommé Google My Business en Google Business Profile, traduit par fiche d’établissement Google. Le fonctionnement est le même.
Faut-il un site internet pour avoir une fiche ?
Non. Une fiche fonctionne sans site. Un site relié à la fiche, qui nomme votre métier et votre ville, aide toutefois Google à comprendre votre activité.
Peut-on payer Google pour être premier sur Google Maps ?
Non pour le classement naturel : Google indique qu’il est impossible de payer pour un meilleur classement local. Les annonces payantes sont un produit séparé, signalé comme sponsorisé.
Une entreprise sans local peut-elle avoir une fiche ?
Oui, comme entreprise de services avec une zone desservie. L’adresse est alors masquée et vous indiquez les communes ou régions où vous intervenez.
Combien de temps faut-il pour voir un effet ?
Les corrections de fiche (catégorie, horaires, description) sont visibles en quelques jours ; les avis demandent plusieurs mois de régularité. Aucun délai de classement n’est garanti : Google seul décide.
Qui peut modifier ma fiche ?
Les propriétaires et gestionnaires que vous avez ajoutés. N’importe quel utilisateur peut aussi suggérer une modification ; Google peut l’appliquer si la fiche n’est pas suivie. D’où l’intérêt de la revendiquer et de la vérifier régulièrement.
Faut-il une fiche pour chaque langue ?
Non, une seule fiche par établissement. Écrivez la description dans la langue principale de vos clients ; Google peut traduire automatiquement certains contenus pour les utilisateurs.
Puis-je avoir une fiche à mon domicile ?
Oui si vous y recevez des clients pendant des heures définies. Sinon, choisissez une zone desservie et masquez l’adresse.